Temps de travail ou résultat ?

Dernière mise à jour : 6 mars


temps de travail ou résultat

Récemment, à la radio, un journaliste égrenait des noms de logiciels de surveillance des salariés en télétravail, soit par des photos, par la connexion, l’activité, etc.


La question associée était d’ordre juridique : droits et obligations des employeurs et des salariés vis-à-vis de l’installation de ce type de logiciel.


Il me semble que la question importante se trouve dans la logique sous-tendue par cette modalité d’évaluation, une logique de contrôle, voire de sur-contrôle (ai-je bien entendu ? un de ces logiciels propose de prendre une photo du collaborateur toutes les 5’ ?).


Entre autres conséquences : le présentéisme ; des exemples du type de celui de Marc (il arrive régulièrement en retard. Quelque chose à lui reprocher dans son travail ? non ! il est même plutôt bon. Et pourtant, pour seule reconnaissance de son travail bien fait, Marc entend des reproches sur ses horaires.) ; l’investissement dans des logiciels coûteux, la perte de temps de contrôle, etc.


Et si nous changions de paradigme ?


Cela fait déjà bon nombre d’années, me semble-t-il, que les évolutions du travail, des modalités de travail, de l’environnement, des mentalités nous confrontent aux limites de l’évaluation par le temps de travail.


Et si nous évaluions le résultat ?


J’imagine bon nombre de lecteurs en train de dire « vous êtes bien gentille, mais c’est impossible ! »


Impossible, vraiment ? Est-ce plutôt que nous ne savons plus raisonner autrement ? Depuis combien de décennies notre cerveau est-il habitué à associer travail à temps de travail et rémunération à temps de travail ?


C’est pourquoi il s’agit d’un changement fondamental auquel nous avons besoin de donner du sens.


Changeons de paradigme, évaluons le résultat !


Évaluer le résultat, c’est donner du sens au travail. En premier lieu, cela demande à revenir à « pour quoi chaque personne est là, pour quelle raison son poste a-t-il été créé ? » en d’autres termes, la finalité du poste mise en lien avec la contribution apportée à un ensemble plus grand.


C’est aussi une opportunité de se centrer sur les enjeux, de donner de l’autonomie et donc permettre à chacun de se développer.


Je fais le pari que cela nous permettra également d’agréger un ensemble de tâches et donc de nous sentir moins débordés. Julie a-t-elle une série de consignes « trier le courrier, téléphoner à Jules, préparer le diaporama, vérifier les e-mails, etc. » dans un temps imparti, ou a -t-elle à « s’assurer que la réunion de vendredi (dont elle connaît l’enjeu), pourra de dérouler sans difficultés en mettant à disposition les documents et matériels nécessaires » ?


J’en conviens, ce n’est pas si simple, et selon les situations, cela peut demander de longues semaines pour intégrer une nouvelle logique.


Et, comme disait Lao Tseu « un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas ». Alors, faites le premier pas, prenez ½ journée pour poser les bases de ce nouveau paradigme !


N’hésitez pas à me contacter…


Corinne Laurier

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